10 Mai

Cannes International Triathlon – jour de l’épreuve

L’épreuve de la nuit

La nuit de samedi à dimanche est encore très difficile. Réveillé à 03h30 et dans l’impossibilité  de me rendormir, je regarde une série à la télé car je ne retrouve pas le sommeil. Celui-ci me rattrape enfin  vers 04h30 pour une petite heure, le réveil étant prévu à 5h30 pour descendre petit-déjeuner et rassembler les affaires. Check-out à 7h, pour la ligne de départ du triathlon.

Derniers moments de préparation mentale. 08h00, les participants du “Longue Distance” partent. Je réalise que dans 45 minutes,  je serai dans l’eau ! J’enfile ma combinaison, j’applique un peu de vaseline sur mon cou afin d’éviter les frottements de la combinaison et me familiarise avec cette eau à 16-17°C.  La combinaison assure une très bonne protection contre le froid, mais les mains et le visage restent en contact direct avec l’eau très froide qui saisit.  Quelques mouvements de crawl pour échauffer les articulations, faire monter le rythme cardiaque et  préparer le corps à ce long effort qu’il va subir  O_0.

L’épreuve dans l’eau

Et enfin, vers 8h35, je me place sur la ligne de départ, 10 minutes plus tard,  le départ est lancé, et là c’est  parti, je ne peux plus reculer !! 

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Sur la plage tout va bien : ça marche plutôt calmement  jusqu’à l’arrivée dans l’eau.  Mais ensuite, difficile à expliquer. Non ! en fait c’est très simple : c’est la GUERRE !!!!!!

On se prend des coups, on nous nage dessus. Je n’en crois pas mes yeux, un homme est en train de passer sur moi en nageant comme si je n’étais pas là. Des coups sont échangés, j’entends les nageurs crier, se disputer. On a du mal à respirer. Rien à voir avec nos habituelles petites longueurs à la piscine entre midi et 14 h !

Après 400m, je sors la tête pour reprendre mon inspiration et reçoit un coup qui me replonge dans l’eau et me fait à nouveau avaler une énorme tasse. “Respirer” une tasse d’eau de mer  est un moment vraiment désagréable. Je repense à la “tasse” d’hier et à ses conséquences : ce mal de ventre persistant. Cela m’angoisse.  je sens le stress m’envahir pleinement…

Tout proche de la bouée à contourner, je me dis que pour gagner du temps, je vais me rapprocher au maximum de celle-ci. Mais le courant provoqué par des 900 nageurs qui convergent tous vers le même endroit nous empêche purement et simplement cette manœuvre. J’aperçois les concurrents “faire le chien” vers la droite pour lutter et repartir dans le bon sens. Ce spectacle est plutôt amusant.

Le retour se passe plutôt bien. Même si je ne me retrouve jamais seul, petit à petit, la place se libère. Je sors de l’eau au bout de  21 minutes. Je suis content car c’est un bon temps pour un nageur de mon niveau.

1ère transition

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Debut de la transition, je me souviens des conseils des pros. “Retire aussitôt le haut de ta combinaison en sortant de l’eau”. Je passe sous les douches d’eau douce et fonce vers mon sac “bike” accroché près de ceux des autres. Et là,  stupeur…
Mon sac a disparu !!!!!

Que vais-je faire ???

Je n’ai pas mes accessoires. En panique, je regarde de tous les côtés. Après 20 secondes durant lesquelles le stress me pousse au maximum de ma transpiration, j’aperçois un homme qui revient des tentes de changement avec un sac en main. Je prie pour que ce sac soit le mien.

OUI, c’est lui.

L’homme s’était trompé, s’excuse, et avant même qu’il ait terminé de parler, je le remercie et pars en courant pour me changer. Je termine d’enlever ma combinaison, essuie mes pieds,  mets mes lunettes, mon casque, mes chaussures automatiques, et me voilà parti en courant vers mon vélo.  Ouf, je prends directement  la bonne allée au milieu des 1 800 vélos,  soulagé de ne pas me perdre dans ce labyrinthe. Je repère aussitôt mon vélo, le décroche et me mets à courir de toutes mes forces car le règlement interdit d’enfourcher avant la sortie du parc pour des raisons de sécurité.

52 km de vélo

Je démarre !! Je clique sur la Polar V800 pour envoyer le chrono du Vélo et je me dis rendez-vous dans 52 kms avec 600m de dénivelé.

Mon ventre commence à me faire un peu mal, mais ça va pour l’instant. Les premiers 18 kms sont plats et avalés en 31 minutes pour une moyenne de 34, 63 km/h. Puis, ça commence à monter : 300m de dénivelé sur 14kms.  Je me retrouve avec une moyenne de 23,21 km/h. Compte tenu de la rudesse de la côte, je me félicite de cette moyenne que je n’avais jamais atteinte lors des entraînements.  Puis, j’avale en 9 minutes la descente sur 7 kms, soit une belle moyenne de 43 km/h avec une pointe à 63 km/h.

J’adore cette sensation de vitesse, je me sens être  le roi du monde !!!!!

Jusqu’à présent tout va bien.  Il me reste 15 km, pratiquement en descente ( 100m de positif et 230m de négatif). Je dois donc terminer assez rapidement, sauf qu’une sympathique petite pluie vient gâcher mon plaisir. Lors de ma première descente, j’aperçois des bénévoles placés au milieu de la route. Je dois ralentir car un cycliste a chuté. L’homme au sol reçoit les premiers soins. Il est recouvert de sang.

Chute

La pluie a rendu la chaussée très glissante. Je me conditionne : “tu ne tomberas pas, tu ne tomberas pas, tu ne tomberas pas, …” Je ralentis et ma moyenne chute  à 27km/h en descente. Un faible résultat mais le principal est de terminer sur mes deux roues. J’apprendrai par la suite de beaucoup ont chuté – dont une personne de l’équipe Polar, transportée aux urgences pour des blessures sans gravité heureusement. J’imagine la frustration d’être contraint d’abandonner la course, le coup au moral. Tous mes encouragements à la courageuse Nadia qui a pu reprendre la course deux semaines après sa chute.

2ème transition

Enfin, je pose mon vélo, lance la transition sur ma montre, cours récupérer mon sac (sera-t-il présent cette fois ? Oui, il est là !!!). J’enfile mes baskets. Je sens mon ventre qui gargouille, qui me fait mal déjà depuis quelques dizaines de minutes mais je me dis que cela va passer.  Je démarre ma course, lance le chrono.  Mes jambes sont légères (contrairement à ce que j’imaginais après 50 km de vélo), mon cardio est à 140 bpm en sortie de transition. Je  débute sur les chapeaux de roues à 13 km/h, mon objectif de vitesse pour les 8 km restants jusqu’ à la fin de la course.

CAP : tenir, jusqu’au bout

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Un kilomètre plus loin, je ressens une horrible sensation.  Mon ventre est à l’envers et je ne tiens plus. Contraint de ralentir, je marcher. Je souffre durant deux kilomètres, mon ventre me fait mal lorsque je tente de reprendre la course. J’alterne marche/course et ma moyenne en prend un coup, 8,5 km/h de moyenne sur deux kilomètres … A l’approche du troisième kilomètre, je comprends qu’il m’est impossible de poursuivre ainsi. Je dois trouver une solution pour me remettre à courir correctement. Mon cardio est très large (120) et je sens que musculairement, mes jambes ne demandent qu’à avancer. Je serre mes abdominaux au maximum pour tenter de coincer mon estomac et l’empêcher de rebondir pendant la course, miracle, cela fonctionne !!!!

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Allant mieux, je constate sur ma montre l’arrivée du huitième kilomètre. Pourtant je n’aperçois pas la ligne.  J’accélère un peu en me rendant compte qu’il me reste encore un kilomètre à parcourir. Je garde le rythme pour tenter de rattraper mon retard et  termine mes 9 km en 45 minutes, un temps loin de mon record, mais je suis content de passer enfin cette ligne d’arrivée en 3 heures et 4 minutes, mon objectif étant fixé à moins de 3h.

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Sensations d’après course

Mes résultats lors de ce premier triathlon sont à la hauteur de ce que j’espérais. Je suis classé 464ème sur 929 concurrents, une place très honorable. Je suis fier d’avoir pu surmonter ce mal de ventre qui m’incommodait et la pluie qui a perturbé la course.

J’ai beaucoup apprécié cette compétition, l’adrénaline,  la gestion de l’effort. Il faut rester vigilant durant chaque épreuve, faire attention à bien gérer les transitions (difficiles pour moi durant cette course, à améliorer… ), accepter ses faiblesses sur un type d’épreuve et se donner à fond dans sa spécialité. J’ai également apprécié  l’ambiance générale et je souhaite renouveler cette expérience très bientôt.

Cette première expérience m’a fait un bien fou ! j’ai pu ressentir à nouveau cette sensation de bonheur, la montée de l’adrénaline tout au long de ce week-end. Je n’ai cependant pas le sentiment de m’être surpassé sur cette course. La découverte m’a fait faire quelques erreurs qui m’ont fait perdre du temps. Enfin, je n’ai pas la sensation d’avoir tout donné car, à l’issue de la course, mes ressources n’étaient pas complètement épuisées. Je le regrette mais j’ai acquis une expérience supplémentaire qui me sera favorable la prochaine fois.

La suite

Prochain défi : Deauville le 5 juin en format L, donc deux  fois plus long que Cannes. Il me faut d’ici là améliorer mes performances en natation et m’entraîner au dénivelé en vélo car à Deauville m’attend une côte à 17-18% apparemment.

J’avais à coeur de vous faire partager cette fabuleuse expérience, de vous communiquer mon enthousiasme. Ces quelques mots vous donneront peut-être l’envie d’essayer le triathlon ou même de vous lancer dans un nouveau défi : marathon, trek, trail, course cycliste, course à obstacle, etc …

Vous aussi, foncez

Quoi de meilleur que de relever des défis et de tenter de se surpasser ! Ces expériences sont très bénéfiques pour le corps et l’esprit ! Elles font grandir et renforcent l’estime de soi. N’hésitez pas à vous lancer vous aussi. Vous en tirerez de grandes satisfactions. Croyez en vous et foncez ! Donnez-vous des objectifs et avancez… Pour vous aider, je peux m’investir avec vous en vous concoctant des programmes de course personnalisés.  Mon ebook Fit It’ est  également là pour vous aider, soit à perdre du poids ou sculpter votre corps pour une meilleure condition physique et un moral d’acier.

Je vous donne donc rendez vous lors de  votre prochain défi. N’hésitez pas à me solliciter, à me communiquer votre expérience et à me faire parvenir vos résultats personnels grâce à Fit It’,  que je me ferai un plaisir de partager sur ce blog.SEB-35-2

A très bientôt et bien sportivement,

Seb,

Votre Coach

PS : merci à ma petite maman pour la correction 😉  😀

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