Trip 2019 : Paris-Marseille à Vélo en 4 jours -> Étape n°2 !

par | 1/05/2020

Réveil au jour n°2, dans ce magnifique Hôtel Campanile de Nevers. J’ouvre les yeux, étonnamment assez tôt (6h30), je m’étais imaginé dormir comme un bébé, mais ce ne fut pas vraiment le cas … 😓

En effet, ok, on avait une grosse journée de Vélo dans les pattes, mais il en restait encore trois derrière, et comme d’habitude, les veilles de gros évènements, je stress perturbe mon sommeil ! Nico dort toujours, alors je prends mon téléphone et je flâne sur les réseaux à lire les commentaires/encouragements/félicitations des gens sur la première journée, de quoi me booster !! 🙏

7h : Les réveils sonnent en même temps, il émerge et on commence à se raconter les petites douleurs qui persistent malgré la douche et la nuit, mention spéciale pour nos cher fondements !! Et oui, nous n’avons pas forcement chercher à mettre des selles plus adaptées pour ce type d’efforts prolongés avec 80% de notre poids corporel en appuis sur nos chers et tendres fessiers !!! Je vous en dirai plus prochainement mais chaque jour ne le rappellera un peu plus 🤦‍. Pour ma part, je sens également sur mon pied droit que deux doigts de pied sont un petit peu engourdis, je masse, je marche et puis de toute façon ce n’est pas ça qui va m’arrêter hein !?

Petit dej de champion (cf l’erreur de la veille 😅), le Campanile est décidément un bon endroit pour manger à sa faim, à volonté, on embarquera même des bananes discrétos pour les ravitaillements de la journée 😉

8h : En tenue de compèt’, on sort de nos chambres, vélo sous les bras et sacs à dos bien tassés et fixés à nos bustes taillés dans la masse. 1 km et hop, il se met à pleuvoir …

8h02 : Premier STOP, on vide les sacs à dos, on sort les k-ways, on enfile ça, et hop on est repartis !!

8h55 : Soudain, un panneau m’interpelle :

Seb : « Nico, regarde, à gauche il y a le Circuit de Nevers-Magny-cours »

Nico : « Oui, j’ai vu mais c’est à gauche, nous on va tout droit non ?

S : « Oui, c’est vrai mais quand même c’est mythique non ?

N : « T’as raison, on y va »

S : « Je savais que ce ne serait pas long de te convaincre, MDR, en plus, imagine on arrive à rouler SUR le circuit »

Finalement, nous n’aurons droit qu’à des photos des tribunes, dommage car ce jour là il n’y avait aucune manifestation, cela aurait pu être vraiment excellent comme expérience ..

9h20 : Voila donc 20 bonnes minutes de perdues sur le temps initial, mais comme pour la veille, on est plus à cela près. Surtout que la journée n’est pas terminée, et il s’avère qu’elle sera riche en surprises !! Et ça commence dés la sortie de Nevers, on tente tant bien que mal de suivre OpenRunner mais il s’avère que les chemins ne sont vraiment pas super praticables … On decide donc d’emprunter la N7, autrement dit, la grosse nationale ou ça roule vite à coté de nous. Pas très glamour comme chemin de balade mais sur les cotés les chemins sont vraiment trop mauvais et le risque de crevaison, de problème technique ou encore de trop gros retard est important.

A base de relais de 5-10 minutes chacun, entre 35 & 40 kmh parfois plus, on traversera les villes de Saint Pierre le Moutier – Villeneuve Sur Allier – Moulins (pause pipi et ravitos, et pour l’anecdote, le tracé OpenRunner devait daté car le sens de circulation avait changé depuis, on a donc fait toute la ville en sens interdit, on à donc eu le droit à tout un tas de jolis signes, évidemment courtois, de la part des usagers de la route que l’on peux croiser 😬) – Bessay Sur Allier – Varrennes Sur Allier (et sa rue aux Parapluies ouverts l’été 2019 pour ombrager la rue principale) – Lapalisse – Saint Martin d’Estreaux pour arriver enfin à Roanne.

On aura donc roulé à plus de 35kmh de moyenne sur les belles parties de la N7. On est en forme ce jour là !! Cela dit, arrivés à Roanne, la vue d’un restaurant sandwich grec (repas gastronomique comme toujours) nous fait beaucoup de bien 😍. On pose les vélos, un bon Kebab chacun, une bouteille entière de Tropico, le soleil tape fort finalement aujourd’hui !

Petit point négatif du jour : pendant que nous festoyons devant ce banquet gastronomique, un petit coup de vent s’engouffre dans nos cheveux plaqués sur nos têtes grasses et luisantes, ce qui n’a donc aucun effet capillairement parlant, cependant le vélo de Nico, lui, posé sur un bac à fleur tombe sur le coté dérailleur. Verdict : une patte de dérailleur légèrement tordue et griffée, une façon originale de graver à tout jamais ce périple dans la chair même de son vélo. Son regard à ce moment précis en a beaucoup dit sur sa sensibilité, j’ai du lui faire un gros câlin pour que ça aille mieux …) 😘

Trêve de plaisanterie, il reste de la route !! Il nous reste tout de même environ 80 km pour rejoindre Saint-Étienne où nous attend notre chambre d’hôtel.

15h20 : On repart de notre 3 étoiles au guide Michelin, assez sereins, comme je l’ai dit « on est en pleine forme aujourd’hui », on fait 20 bornes et la digestion + dénivelé, on commence (comme d’habitude, plus moi que Nico lol) à sentir la chaleur de la journée super ensoleillée et la fatigue. On monte nos cotes tranquillement, et là au détour d’un virage en pleine prise : CRACCCCCCCCC !! Je me retourne :

Nico : « Put****, j’ai failli me casser la gue*** »

Seb : « Mer***, qu’est ce qu’il se passe ? »

Nico : « Je crois bien que j’ai déraillé »

Il descend du vélo, se penche vers le dérailleur, relève la tête, et je revois encore son petit regard, vous savez celui d’un enfant qui vient de casser son jouet préféré pour la deuxième fois de la journée … 😢 (Il va me tuer quand il va lire tout ça 🤣🤣🤣🤣🤣)

Nico : « La chaine est prise entre la cassette et les rayons, c’est mort, je repartirai pas c’est clair … »

Seb : « Sérieux, aie c’est relou ça !! » (la dans ma tête je réfléchi à comment je vais finir cette connerie tout seul 🤔, non je déconne, je rentre avec lui si c’est comme ça, je suis un ami fidèle, ou un peureux de finir seul, à vous de le déterminer 🤣)

Nico : « En plus, le 15 Aout, on ne peux même pas espéré trouver un vélociste ouvert … »

Bref, c’est la déprime, un bon coup au moral, mais on s’accroche, on enlève délicatement la chaine de là ou elle est prise, on s’en met plein les doigts, on se concentre, et finalement on répare le truc ! On s’est pris dans les bras (enfin c’est lui surtout, il en avait vraiment besoin 🤣🤣) et hop on reprend la route pour les dernier kilomètres en espérant finir sans autre problème.

16h20 : Il nous reste quoi ? 60 km, on est plus sur la N7 vous l’aurez compris, on suis notre cher tracé OpenRunner sur de jolies routes de campagne, on traverse d’ailleurs de très jolis petits villages, c’est dépaysant et le temps (et les km) passent plus vite. Tout d’un coup, sur le GPS, je vois qu’il faut partir à droite … Problème, à droite c’est un chemin de terre … Ah ouf, il y a des passants, on demande, et on nous confirme que pour rejoindre notre chemin c’est bien par ici. Des gens charmants, vraiment, à un mini détail près, ils n’ont aucune notion de distance 🤦‍, « il y a 300m max » qu’ils nous disent …

1,5km plus loin à marcher dans des chemins de tracteur en terre sèche avec des tranchées, des sauterelles partout qui nous attaquent presque, et à marcher sur nos cales, on arrive enfin sur du bitume, autant dire que cette petite escapade « hors des sentiers battus » nous aura fait perdre 20 bonnes minutes encore !! Mais on aura aussi bien ri et cela fera une anecdote de plus à raconter en arrivant !

Cette fois, plus rien ne nous arrêtera jusqu’à Saint-Étienne, la fin à été dure car en faux plat montant pendant presque les deux dernières heures mais avec des bons relais et du courage on y est arrivé 😉

Le GPS annonce 500m, ah je vois le panneau « Hôtel Campanile », 100m, on y est, le parking, la délivrance, le repas, la douche, le dodo, l’appel à nos familles, les voir fiers de nous, ….. Mais surtout une seconde journée bouclée, et on peut dire que malgré les quelques HIC, on est simplement heureux tous les deux.

Oui parce que c’est à ça que sert le sport pour moi : partager des moments intenses, tant par l’effort fourni que par les échanges avec les autres mais aussi par la fierté de relever un défi que l’on s’est lancé, qu’il soit un Paris-Marseille en Vélo ou simplement courir 5km pour la première fois, le sentiment une fois réussi est tellement intense 😍 que je suis triste pour les personnes qui n’osent pas se lancer ces défis, se challenger. C’est en faisant cela que l’on se rend compte que l’on est souvent capable de bien plus que ce que l’on croit … Croyez-moi, il y a quelques années, je n’aurai jamais imaginé faire ce truc de fou, pourtant aujourd’hui j’y suis, et je compte bien le terminer … Suite au prochain épisode !

Ah oui, vous vous demandez comment on lave nos fringues ? Y-a-t-il des machines et sèche-linges au Campanile ? La réponse est non … Je vous en dirai plus plus tard … 😬


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