25 Août

EmbrunMan 2018 – Jour J – Part 2 !

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15h33 – J’arrive enfin au parc à vélo, mais quand je regarde ma montre et que je fais les calculs – OK, tu le sais bien j’ai déjà fais 1000 calculs avant, mais là j’ai terminé le vélo donc ça se précise, rabat joie !! -, si je boucle le marathon en 4h30 (un peu optimiste mais je l’apprendrai à mes dépends un peu plus tard lol), je finis la course en 14h. Euh ! Attends ! En combien là ? 14h ?!?! Impossible je visais 17h moi !! Je refais mes calculs tout en enlevant mon déguisement de cycliste professionnel et que j’enfile mes running (pour info, je cours en Nike Air Pegasus 35, un vrai chausson pour mes petits pieds chéris ;-)) et que je remets ma montre (Polar V800, j’avais mis mon compteur le Polar V650 pour le vélo afin d’être sûr d’avoir assez de batterie pour toute la course, car oui je laisse mes appareils en 1point/seconde pour avoir un tracé plus précis) et enfin que je repars en courant vers le premier ravito ! Et oui, mes calculs sont bons, mais je vais attendre de voir si un marathon après 9h30 de course c’est faisable en 4h30 surtout avec 550 de D+.

15h38 – 5 pas de course, ça va, j’ai l’impression que mes jambes sont bien là et qu’elles répondent à mon cerveau, bonne nouvelle !! Ravito quand même (cf photo à droite), je prends du coca, ras le bol de l’eau plate, je mange du salé, chips et autres Tucs (encore eux !! lol), et hop je prends l’allée qui longe le parc à vélo pour rejoindre la digue qui sépare le lac de Serre-Ponçon. Un Lac qui a bien changé d’allure depuis ce matin où je l’ai quitté, maintenant il est pris d’assault par les touristes qui profitent du soleil pour faire du paddle ou bronzer tranquillement à côté de 1200 débiles qui se battent contre eux-mêmes … Mais bon, il ne faut pas se laisser déconcentrer, il y a 42,195 bornes à courir maintenant !! J’arrive au croisement, et là, quel accueil, un détachement du TSF est present, avec leurs vestes rouge, à crier mon prénom, à me dire que je suis “énorme”, que je vais tout déchirer, que je dois tenir le coup, qu’on ne m’attendait pas là ! Bah, en fait, moi-même je ne m’attendais pas là les gars. LOL. Du coup, gros smile en passant près d’eux, et là, Karine (qui a mon téléphone) me dit en plus qu’elle a un message pour moi : “tes femmes (ma fille et ma femme) te disent qu’elles t’aiment”. BOUM. Tu reçois ça la comme ça. Elles sont à 800 km de toi mais tu sais que leurs esprits (enfin surtout ma femme car ma petite chérie, à 4 mois et demi, elle avait surement plus un biberon dans la tête que son papa mdr) sont focalisés sur l’application, sur ma performance, sur ma réussite, sur cet objectif avec lequel je les bassine depuis 5 mois …

1er tour – Début assez facile, malgré un petit mal de ventre mais il est gérable. J’arrive à la montée, la fameuse, celle que l’on redoute tous, qui démarre au bout de 2 km et qui se prolonge dans la ville, ou plutôt le centre ville, tu sais l’endroit ou t’as tout le monde qui boit sa bière tranquille avec les potes. Ce jour la ils avaient droit à un spectacle assez original : des gens fous qui courent sous une température de 30 degrés, après avoir tapé 188 bornes et nagé de nuit … Je monte la première partie en marchant, trop raide, je le savais avant la course, je l’avais prévu donc pas de déception ni de coup au moral. Par contre, je marche vite,  et sur la deuxième partie je cours, quand même avec tout ce monde qui crie mon prénom, ce gars au milieu de la place avec son tambour, ces gamins qui ont récupéré des éponges et qui nous les proposent après les avoir trempées dans l’eau de la fontaine et cette effervescence, je ne pouvais pas marcher. C’est dingue comme ce public nous porte, nous emmène. Je ne sais pas trop comment expliquer cela mais vraiment ça apporte quelque chose, on se sent moins lourd, plus fort, plus rapide, plus endurant, bref c’est génial … Le Ravito en haut, juste avant la descente où me double Charlotte Morel, deuxième féminine à ce moment là – ah oui, j’oubliais, le premier est arrivé au moment ou je bouclais mon premier km du marathon, en 9h45 je crois … – je l’encourage, lui dis que c’est la meilleure, 0 réponse, elle est trop concentrée. Je double Nico du TSF qui me taquine au même moment en disant : “fais gaffe Seb, ne regarde pas trop tu vas vouloir la suivre et tu vas te cramer !!” lol. Je me suis calmé, je finis cette descente en courant tout de même puis je retrouve un ravitaillement : coca, eau, chips. Je m’accroupis 30 secondes et  je repars, la dernière boucle du tour, et c’est la ligne droite de 2km jusqu’au parc et le premier collier ! 1h34, pas mal pour les 14 bornes, mais c’est trop lent pour un marathon en 4h30. Je commence à comprendre, il faut que je revois mes objectifs !

2ème Tour : Collier jaune récupéré, pause au ravito,. J’en profites pour compter : si je fais mes 2 autres tours en 1h35 je finis le marathon en 4h45. Pas mal quand même non, d’autant que mon mal de ventre est passé !! Trop facile l’EmbrunMan en fait 😉 Puis arrive Cyrille, du TSF, pas trop en forme le pauvre, il vient de vomir et ne peut plus rien manger. Pourtant il est balèze lui mince, ça me fout un petit coup quand même. Je redescends de mon nuage et me dis que rien n’est joué, il ne reste pas moins de 28 km, une sortie longue quoi ! Sur ce, je redemarre, la digue, le TSF qui est maintenant bien étalé sur tout le parcours, et des gens me reconnaissent, je souris tout le temps et je réponds à tous les encouragements. J’ai du dire 10 000 fois merci sur cette course LOL. Une dame m’appelle même “Monsieur Sourire” une espagnole. Avec son accent ça me fait rire à chaque passage, et ça plus ça plus ça = plein d’endorphines !! À 1,5 km il y a même une douche bricolée par des voisins de la course. Je passe dessous à chaque tour et me rafraichis quelques secondes, ce qui provoque une ola des gens à chaque fois !! Puis arrive la montée, je marche et je double un pote du TSF, on discute, mais il ne va pas assez vite alors je le laisse avec des mots d’encouragements et repars en marche rapide. Le centre-ville, je recours (pourtant, ce n’est pas le moment, mes jambes sont de plus en plus lourdes …), ravito, je croise Florian (vous savez la vidéo en haut de l’Izoard, et bien j’ai aussi ma vidéo) qui me balance plein de mots d’encouragements – finalement il avait raison il y a 4h, je vais peut-être bien l’avoir ce maillot de finisher – qui me boostent encore et toujours plus !! La descente, je croise Isabelle (vous savez notre folle représentante féminine du club) qui monte en vélo. Elle va passer les Cut horaires c’est tout bon, encouragements, son regard noir me dis “tais toi, je te parlerai quand j’en aurai terminé avec cette course à la con” MDR. Fin de tour en alternance marche/course, je croise Vincent (qui n’arrive plus à avaler quoi que ce soit). Sur la fin du tour, je marche avec lui (et pas QUE pour l’accompagner, je t’assure que ça m’arrange bien à ce moment-là ;-), sur 1km puis on se sépare juste avant le parc. Fin de tour, 1h37, pas mal ça ! Mais je perds du temps quand même …

3èeme et dernier tour : Collier récupéré, je fonce au ravito, coca, eau, chips, pour changer … Je m’assois un peu car je fatigue. On me propose un massage mais je refuse, trop peur de provoquer la crampe et du coup d’avoir l’effet inverse !! 1 minute de répit puis je repars. Je cours, miracle, j’y arrive encore, je cours jusqu’à la montée, je marche et là, arrivé en haut, le drame, je suis HS … C’est à ce moment que le mental est important, il faut tenir et passer au delà des sensations physiques ! La descente, je la fais en courant quand même,  mais apres celle-ci impossible de repartir, j’ai les jambes coupées, merde, qu’est ce qu’il m’arrive ?!

Ravito, je m’accroupis un peu, je discute avec un gars du public, et là, je vois arriver un gars du TSF qui me tape l’epaule et me dis : “allé Seb accroche moi !”. Jean-Marie, j’étais vraiment devant cette machine jusque là ?! Bref, je me dis COOL, on va finir à deux. Le temps que je me relève, que je pose mon verre et que je fasse mon premier pas, il avait disparu devant … Coup au moral, je repars en marchant du coup, puis un deuxième du club (JC), que j’avais doublé dans mon deuxième tour me reprend, puis un troisième (Nico), c’est la débandade, je marche, plus assez de pêche pour courir, c’est rare que ça m’arrive quand même et à posteriori je n’arrive plus à me souvenir que l’on puisse être dans cet état de fatigue … Je me dis tout le temps “franchement, Seb, t’aurais pu faire un effort, courir tranquille. Ça serait forcément passé”. Et bien non ! Je peux t’assurer que ça ne passe pas … Arrive la dernière ligne droite, au bout c’est la finish line. Je cours, je reprends un rythme à 10kmh, autant dire presque un sprint à ce moment la !! Et à 500m, une tape dans le dos, Alain du club, 50 piges, 4ème EmbrunMan de sa vie, qui me double, je m’accroche, je regarde ma montre : 12kmh mais attends je suis Carl Lewis carrément là !! Je tiens le coup, mais il me débarque un peu et j’arrive sur les tapis bleus 20 secondes après lui …

La finish Line : Un coup d’oeil derrière, un mec me colle au train, mais il est tout avachi, il ne pourra pas accelerer. Et moi j’ai pris un engagement : faire un Burpees sur la ligne. J’accélère, 17KMH au compteur, je fonce, 1m avant la ligne : BOUMMM ! Un Burpees de folie et je passe le pied : 14h 39min et 16sec pour boucler cet EmbrunMan de la mort qui tue … Les 4 gars qui m’ont doublé dans les derniers km sont tous là, sourire aux lèvres, à se prendre dans les bras. Je récupère ma médaille et mon t-shirt puis je les rejoins … C’est fait … Je l’ai fait … Je n’en reviens pas … Je prends un petit ravito et je file vite récupérer mon téléphone pour appeler Leslie.  AU moment où elle décroche, j’éclate en sanglot, la pression qui retombe, l’euphorie qui s’en va, la joie de finir, de faire mieux que ce que j’esperais, de finir en bon état, bref, de clore cette aventure personnelle sur une note la plus positive possible …

Concernant le club, 21 seront finisher sur les 23, ce qui reste une excellente performance. Un petit mot aux deux non finishers, ce n’est pas passé loin. Il y a un 15 aout tous les ans, alors vous savez ce que vous ferez le 15 aout 2019 les gars !!

Et une spéciale dédicace à Isabelle qui arrive 1 minute trop tard au Cut horaire du vélo, après 10h16 de course au total, qui se fait retirer sa puce mais pas le dossard et qui décide de prendre quand même le départ du marathon ! Déjà là, respect, elle finit son marathon dans une nuit noire à la frontale sans supporter hormis quelques résistant du TSF, et elle passe magistralement la ligne en 17h14 et 26 secondes, soit 34 secondes avant la barrière horaire finale, un beau pied-de-nez à l’organisation qui devrait revoir sa barrière de fin de vélo complètement absurde … Respect Isa, tu as bluffé tout le monde sur ce coup la, chapeau !!

Et avant de clore ce chapitre, je voulais remercier mes sponsors sur cette épreuve :

La boutique Marathon pour mes Basket de Running !

Pøle Cryothérapie pour la Récupération au Top !!

La Nouvelle Agence pour son aide sur les reseaux et financière.

Décathlon Porte de Chatillon pour son soutient matériel : mon Vélo de compèt’, le B-Twin 920 CF, et tout le matos qui va autour (chaussures, cales, maillot, cuissard, barre alimentaires, …)

Polar pour ma montre et mon compteur vélo au top du top !!

Naox pour sa casquette révolutionnaire 😉

– Et enfin Finaxy pour son soutient financier !

Sans eux, je n’aurai jamais pu être dans les conditions optimal pour aller au bout de cette épreuve … Merci beaucoup à tous …

Clap de fin sur cette épreuve incroyable, je ne reviendrai pas, mais j’en garderai un excellent souvenir ! Surtout avec l’ambiance club et avec ces 22 autres fous qui ont osé défier cet EmbrunMan – Le Mythe …

N’oubliez pas la cagnotte, les enfants malades comptent sur vous, vraiment, … Cliquez ici !

A bientôt pour de nouvelles aventures ,-)

Sportivement,

Seb, votre devoué Coach

25 Août

EmbrunMan 2018 – Le Jour J – Part 1 !

Mercredi 15 aout 2018, cette date qui raisonne dans ma tête depuis quelques mois maintenant, qui me paraissait si loin, “C’est dans longtemps” me suis-je dis le jour ou j’ai payé mes “droits” d’inscription au mois de février … “Ça va, j’ai largement le temps de m’entrainer”, me suis-je dis le jour où j’ai monté mon dossier de sponsoring afin de lier l’effort d’un IronMan avec la récolte de fonds pour une bonne cause (le lien vers la cagnotte est toujours actif, n’hésitez pas à donner 1 euros, 5 euros, 100 euros, à vous de voir, chaque don est important). Mais la, quand j’appuie sur mon téléphone, c’est bien “mercredi 15 aout” qui apparait !! Quoi ?! C’est vraiment aujourd’hui ? Là, maintenant ?.. Bref, voici un résumé de cette journée qui s’annonce folle …

3h30 – Réveil en sursaut, le dernier coup d’oeil à ma montre date de 2h30 du matin. Ok, je n’ai dormi qu’une petite heure … Mais comme chaque sportif le sait bien, c’est la nuit de l’avant veille  (Où j’ai dormi 7 belles heures) qui est la plus importante ? Ouf !!

3h35 – Il faut que je me lève, j’entends Fabian dans sa chambre (je squatte son logement lol) qui se lève aussi. On y est, préparation du dernier petit déjeuner : citron pressé, nesquik (et oui je suis un grand enfant), pain et beurre – SURTOUT NE RIEN CHANGER À SES HABITUDES) avant d’aller affronter ce Mythe dont on parle depuis quasiment 10 mois au club du Triathlon Sannois Franconville (pour lequel je suis en charge de la PPG – Préparation Physique Generale – depuis le mois de septembre), et pour cause, nous sommes 23 engagés aujourd’hui !! Autant dire que l’on a la pression, on est même le deuxième club le plus représenté de cette édition 2018. Alors c’est 23 finisher que l’on veux ce soir !!!

4h – Petit déjeuner englouti, toutes les affaires – minutieusement préparées et repréparées et rerepréparées la veille au soir – sont déjà dans la voiture (et oui le Triathlon est le sport où le temps de préparation du matos et le stress qui l’accompagne sont quasiment aussi importants que le temps de course lol). Direction le Lac de Serre-Ponçon encore plongé dans une nuit noire. Quoi ? On va nager de nuit la ?! Sérieusement ?! Mais attends, je n’ai jamais fait ça moi en fait … Bref, je ne regarde plus, je suis dans le parc à vélo, je me conditionne mentalement mais la tension est palpable, chaque triathlète répète ses transitions, vérifie que le matos est là, dans le bon ordre dans le bac, pour ne pas perdre une seconde à la sortie de l’eau et au retour du vélo.

5h30 – Dernier passage aux toilettes avec la frontale (bah oui, il fait toujours bien nuit et il vaux mieux savoir ce que tu fais hein si tu vois ce que je veux dire …) – pas très glamour je sais, mais ça a vraiment son importance lors de grosses courses de ce genre 😉 – puis on enfile la combinaison de natation, chacun ferme celle de l’autre, les lèvres sont pincées, les esprits sont déjà en course malgré les quelques blagues que l’on peut entendre par ci par là, c’est un moment vraiment particulier qu’il faut vivre pour le comprendre.

5h50 – Départ des filles. Isa, la seule représentante féminine du club est dans l’eau, mais je sais qu’elle nage vite et bien. Alors je ne me stress pas pour elle ! Mais purée il ne nous reste que 10 minutes, je peux encore faire demi-tour, juste avant cette natation qui va surement démarrer de nuit. T’as déjà tenter d’entrer dans une machine à laver en marche toi ? Non, et bien moi j’allais le faire, mais en plus dans le noir …

6h – Bon, je suis toujours là, on nous a fait avancer sur le bord de l’eau. 1120 triathlètes sont là, les coudes serrés. Je croise 3 gars du club, on échange quelques “bonne chance”, “bon courage”, “rendez-vous sur la finish line”, … Et la, “PAN” le départ homme est donné. C’est parti, ça court, ça pousse, ça va vite, il fait encore nuit, je suis ultra stressé (ma Polar V800

me donne 158bpm, c’est vraiment beaucoup !!!), donc j’avance doucement vers cette eau qui était si paisible il y a encore 10 minutes, mais qui ressemble maintenant à un tsunami, ou la fameuse “lessiveuse” comme on l’appelle en triathlon. Une fois dans l’eau, je commence à nager, comme lors des entrainements, 1 respi tous les 3 mouvements, mais c’est impossible, on me pousse, on me frappe, on me nage dessus, bref, je vais plutôt faire 2-300m en crawl waterpolo ce sera plus sage.

6h20 – Le tri commence à se faire un peu et j’arrive enfin à poser ma nage, je reprends mon souffle, ma FC va enfin baisser, et je vais pouvoir profiter de ce lever de soleil derrière les montagnes qui entourent ce merveilleux lac. Quel spectacle de fou !!! Il faut aussi le vivre pour le comprendre, c’est indescriptible. À ce moment je me dis que je suis heureux d’être là finalement, de profiter de tout ça, de faire ce que j’aime, et de relever ce défi, enfin, ce défi dont je rêve depuis que je me suis mis au triathlon …

7h17 – Deux tours de natation plus tard et 30 minutes après les premiers – sans commentaire – je sors de l’eau, un coup d’oeil à ma montre, quoi je n’ai mis qu’1h17, à l’entraînement je suis plus en 1h25-30 !! L’adrénaline de la course, la trainée faite par les mecs devant dans l’eau, l’entrainement qui paie, je n’en sais rien mais c’est fait !! Pas le temps de fêter ça, il y a encore du boulot !! Je croise quelques gars du club sur la transition, on discute, on se félicite, on s’encourage pour cette mega grosse partie suivante : le vélo !!

7h22 – Transition express en 5m43s (enfin pour mon petit niveau haha). Je sors du parc avec un smile jusqu’aux oreilles, je me sens bien, je n’ai pas mal au ventre (un problème pourtant récurrent chez moi après la natation en course), mes jambes sont fraiches et ne demandent qu’à appuyer !!! Et surtout la natation c’est réglé : Alleluyahhhhhhhhh !!!

7h23 – La route des puys, et oui, à Embrun, on est tout de suite plongé dans le vif du sujet. Tu sors du parc, t’as 100m de plat et hop ça monte 10 bornes sans pause, mais déjà le TSF est la, et ça crie dans tous les sens !!  A la sortie de la ville, sur les hauteurs, on peut voir les derniers nageurs en contrebas sur la gauche, puis ça monte encore 10 bornes avec quelques petits répits sur cette partie. Mais il me faut déjà 1h pour les 20 premiers km dans lesquels on se prend déjà 700m de D+. Il faut faire attention à ne pas se cramer car derrière il reste beaucoup à faire, et notamment ce col de l’Izoard !! Puis vient la redescente, et là, quel spectacle à nouveau : le Lac et la petite bourgade de Savines avec le soleil juste en face au dessus des montagnes. Incroyable, une lumière de malade, j’aurais vraiment aimé avoir un appareil photo pour vous montrer ça, limite je rate mes virages à force d’avoir la tête vers le ciel. D’ailleurs au détour de l’un d’eux, j’entends des freins crisser derrière moi, je me retourne et là, le gars derrière chute dans le fossé. Ça calme !! Je reprends mes esprits, je double, je fonce sans me mettre en danger et j’engloutis cette descente en 2 temps 3 mouvements !!

8h50 – Retour à Embrun et cette route des Orres, complètement fermée à la circulation, et là, le public est complètement sur la route. On a juste la place pour passer, on se prend pour des coureurs du tour de France !! Quelle energie sur le bord de la route, je pense que l’on peut assimiler ça à du dopage tellement c’est transcendant, ça booste, ça donne la pèche, de l’energie, bref, on repars de là on est sur un nuage !!

           

9h00 – Les Balcons de la Durance : La je reprends 2 collègues du TSF. On discute un peu, je leur dis que je me sens bien mais qu’ils me reprendront surement sur le col (mon point faible en vélo, la grimpette). En tout cas toute cette partie entre plats, mini-montées et descentes c’est mon Dad. Je roule vite et bien et surtout je kiffe et quand tu kiffes, bah ça promet !!

10h30 – J’arrive en bas de l’Izoard. Là ça va chauffer. Je commence à me faire doubler, un peu, beaucoup, je sens que je faiblis (pourtant j’ai bien géré mes apports depuis le début), l’hypo me guette. Je mange, je bois, je m’alimente correctement avec ces mêmes barres qu’à l’entraînement – et aussi des tucs, la base 😉 -, puis au bout de 20 minutes (c’est long quand même à ce moment de la course où tu sais qu’il te reste au moins 5h de vélo lol) je reprends du poil de la bête, ça va le faire, je vais le grimper comme à la reconnaissance en juin, au feeling, tranquille, .. 1h30 plus tard, j’en vois enfin le bout. Je vois même Philippe du club, à 20 mètres devant mais impossible de le reprendre, malgré les encouragements des supporters du TSF (on en avait tout de même 50 disséminés sur toute la course, incroyable !!). J’ai même une vidéo du dernier virage en vélo où Florian – d’ailleurs merci mec, à ce moment là tu m’as fait rêver – court à coté de moi et m’encourage, il me parle même du maillot de finisher ce fou, mais ça me redonne la pêche !!

-> Pour voir cette vidéo c’est par ici <-

12h05 – Le Graal, l’Izoard à 2300m, je suis au max la. J’ai franchi ce col tant redouté, mais il faut rester concentré. Je prends mon sac de ravitaillement (oui sur cette course on a le droit de laisser un sac là-haut pour ravitailler tant elle est dure …), petits pains au lait jambon beurre, et d’autres beurre chocolat noir, puis une Red Bull en cas de coup dur sur la suite 😉 J’y avais glissé également un k-way pour la descente. Je mange les pains au lait salé, je bois un peu de coca, de l’eau, j’enfile mon k-way et hop 3 minutes plus tard je repars pour la descente !! Et quel moment, une descente sur 20 km à plus de 45 km/h de moyenne où t’as plutôt interêt à garder les yeux bien ouverts et avoir les mains sur les freins. Mais en tant que motard, les virages et la vitesse je peux dire que j’y suis un peu habitué, alors je double et je prends un pied de malade 😉

13h40 – Apres avoir passé Briancon et quelques faux plats, on arrive sur une belle difficulté de “presque” fin de parcours : le Pallon, une montée à 12% sur 1200m. Autant dire un truc bien casse-pattes !! Mais là, sur les cotés, un public de fou qui me donne une force incroyable, et je retrouve un smile énorme, ce qui les booste à m’encourager encore plus, le cercle vertueux quoi !! Je la passe assez bien finalement, puis je sens que l’énergie commence à me manquer. C’est le moment d’ouvrir ma Red Bull et de me donner des ailes !! Ca fonctionne, je repars de plus belle, j’ai toujours des jambes !! Merci la Taurine 😉

14h30 – Retour sur Embrun et attaque de la montée du “Chalvet”, la partie “inutile” de ce parcours. Oui, sans elle on aurait que 180 kilomètres, alors pourquoi faire ce détour dans Embrun ? Tout simplement qu’être surnommé EmbrunMan “le Mythe”, ça se mérite !!  Alors Seb tu la fermes, et tu montes mon pote, même si tu vois passer les marathoniens sur le coté qui courent déjà alors qu’il te reste 45 minutes de vélo … Bref, une montée qui n’en finit pas, avec des virages rappelant l’Izoard, un mauvais souvenir. T’as envie de poser le pied, mais en même temps tu te dis “attends c’est la fin, tu ne vas quand même pas poser maintenant !!”, alors tu continues à appuyer fort pour la finir au plus vite. Arrivé en haut il ne reste plus que de la descente, certes sur des graviers, certes dangereuse, certes t’es plus tellement lucide, mais de la descente tout de même ! Prudence est le maître mot quand même sur cette dernière partie car on a hâte d’en finir mais l’idée est tout de même de ne pas finir au tas 2 km avant le parc …

-> Tu sauras si je suis arrivé sans tomber en cliquant sur ce lien 😉 <-

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